Des réflexions sur l'art lyrique et la création d'un opéra au XXIe siècle éclairées par la carrière du compositeur, chef d'orchestre et pianiste George Benjamin.
Résumé :
« En fait, j’aimerai bien écrire un opéra... mais, com-
ment composer un opéra à l’époque du cinéma ? »
Cette envie et ce dilemme, George Benjamin l’exprime
dès 1987, alors qu’il est déjà un compositeur reconnu.
A 9 ans, la découverte de Ligeti dans la bande son de
2001, The Space Odyssey de Kubrick lui a provoqué un
choc esthétique. Quant à l’opéra, il a été saisi par une
représentation de Salomé de Strauss. Puis, il a décou-
vert dans la classe de Messiaen, en 1977, Pelléas et
Mélisande de Debussy, suivi par Wozzeck de Berg et
Katia Kabanová de Janácek.
Ce n’est qu’en 1990, avec Upon Silence, que Benjamin
reconnaît avoir trouvé un style vocal personnel.
L’écriture d’un opéra ne cesse alors de le tarauder
alors que les maisons d’opéra le sollicitent. Avec le dra-
maturge britannique Marin Crimp, il forme un tandem
créatif exceptionnel avec lequel les succès s'enchaî-
nent : Into the Little Hill (2006), Written on skin, qui
triomphe au festival d’Aix-en-Provence (2012),
Lessons in Love and Violence en 2018 et Picture a day
like this, encore à Aix-en-Provence (2023). Sa réflexion
sur l’art lyrique reste intacte autant que passionnante.
Gaëtan Puaud vous propose ici une série d’entre-
tiens inédits, qui couvrent l’ensemble de la car-
rière de ce brillant compositeur britanique, chef
d’orchestre et pianiste désormais membre de
l'Académie des Beaux Arts à Paris.
L’auteur :
Professeur agrégé d’économie, Gaëtan Puaud est un
défenseur passionné de la musique de notre temps.
Fondateur et directeur pendant 20 ans du Festival de
la Meije dédié à Olivier Messiaen, il y a consacré des
rétrospectives à Benjamin, Boulez, Mâche, Murail,
Mantovani ou Xenakis. Dans la collection horizons, il a
déjà signé Messiaen (n°77) et Boulez (n°108).
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